22.12.2011

L' OVIANGA de Mvoutessi

P1000295.JPGNotre séjour dans la ville de Mvoutessi région du Sud Cameroun à l’occasion d’un deuil, nous a permis de découvrir certaines spécificités liées à celle-ci.

 

 

P1000313.JPGMvoutessi est une bourgade située à environ 150km au sud de Yaoundé sur la route de Sangmelima, prononcez « Zangmelima ». Les maisons comme celles du grand sud Cameroun sont en fonction des moyens du propriétaire, en terre battue, crépies, cimentées, tôlées ou en nattes, électrifiées ou non. Les filles font beaucoup d’enfants, avec les fils du village et parfois, de manière accidentelle avec les personnes venues d’ailleurs pour un court séjour. Faites attention si vous etes un coureur de jupons. Il vaut mieux ne pas vous fier à la première venue. Son « gars », le véritable propriétaire, une fois revenu de son activité, récupérera ses biens.

P1000298.JPGComme partout ailleurs, la maxime qui dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres s’est vérifiée à Mvoutessi. Dès notre arrivée, nous avons remarqué que les prix des denrées avaient augmenté en dehors des petits sachets de whisky très consommés lors des deuils.

 

Si vous arrivez à Mvoutessi, sachez que vous consommerez l’ « OVIANGA », la viande de brousse cuite à l’étouffé et vendue sans sauce avec de la banane plantain pilée encore appelée « NTOUBA IKON ». Comme gibier ainsi vendu, il y a le pangolin, le porc-épic, l’antilope , la biche, l’hyène, le hérisson entre autres. Les produits de la pêche ne sont pas en reste. Le KANGA, cette variété de poisson qu’on ne voit que dans le Nyong et qui a la particularité d’être très délicate à cuisiner. Il y a aussi le silure cuit dans les feuilles de jonc avec les épices traditionnelles locales comme le « messep, le ndong, le medzom » ou « domba » .Si vous étés exigeant ou traditionaliste comme nous, vous pouvez commander les chenilles « minkong » ou les vers blancs de palmier autrement appelés « Fooss ».

P1000305.JPGMais notre véritable découverte lors de notre séjour à Mvoutessi, c’est le cochon d’Inde qu’on appelle aussi cobaye ou en langue fang béti «  Idou’ inguila » que nous avons vu dans la cuisine d’une honorable dame alors que nous cherchions de quoi manger. Nous avons remarqué qu’il n’y avait pas assez de « matango » ou le vin de palme, le nectar du palmier. A Mvoutessi, on consomme outre la bière et le vin rouge, le whisky en sachets communément appelés Kitoko, King Arthur ou le lion d’or qui peut vous endormir. De toutes ces variétés que l’on retrouve sur l’étendue du territoire, c’est le King Arthur qui est la plus consommée à Mvoutessi. Pour le frugivore que nous sommes nous avons admiré les papayes et les kassimanga (une variété de fruits dont le noyau est pleins d’hérisses). Les cannes à sucre ne nous ont pas échappé.

P1000302.JPGSeulement, ne vous rendez pas à Mvoutessi si vous n’avez pas d’argent. Si ailleurs, vous aurez de bons samaritains, là-bas, vous pouvez crever de faim si vous n’avez pas un ami ou une relation tant pis pour vous. Non pas que les populations ne soient pas altruistes ou hospitalières, mais le chacun pour soi règne en maître là bas. Figurez vous que notre interlocuteur direct lors de notre séjour dans ce village, une fois le contact pris à la morgue de Yaoundé la veille à 12h, c’est le lendemain à 10h30mn un peu par hasard que nous l’avons revu. Ni chercher à savoir comment nous nous portions, ni si nous avions un quelconque souci alimentaire, affectif ou naturel. Ce n’était pas sa préoccupation. Nous ne nous sommes plus jamais revus jusqu’aujourd’hui. Heureusement pour nous que nous avions un peu d’argent de poche, et que nous avions retrouvé deux confrères qui s’y trouvaient en mission. Nous nous sommes associés et passé tout notre séjour comme des siamois. Nous avons passé la nuit sur les vérandas des maisons où

Se vendait l’ovianga que nous avons consommé abondamment pour tuer le temps et admirer quelques jolies filles, faisant semblant de les courtiser. Parlant encore des filles de Mvoutessi, nous avons eu mal aux oreilles en les entendant se chamailler. Nous vous faisons grâce des paroles obscènes et des révélations entendues …

Mvoutessi c’est aussi l’ambiance qu’adorent les populations. On chante, on danse, les chorales sont légion.

Didier ONANA(c)94 78 86 88 / 70 31 11 28

17.12.2011

Du bon zébu !!!

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Ouf ! L'élevage bovin au Cameroun est une réalité. Nous avons fait cette photo sur l'une des artères de la ville de Limbé région du Sud-ouest. Les bergers parcourent des centaines de kilomètres à pied, faisant paître leurs bêtes avant de les vendre.

La qualité de la viande de boeuf camerounaise n'est plus à démontrer. La viande boeuf est cuisinée sur diverses formes. Particulièrement, nous aimons bien la viande grillée dans des fûts percés au bord de la route par nos frères originaires de la partie septentrionale du pays. On l'appelle le SOYA. Nous l'aimons aussi en bouillon avec du piment et quelques jus de vin ou de bière avec des amis.

(c)Didier ONANA 70 31 11 28 / 94 78 86 88

Des routes en 2012 ! plus jamais ça dans la capitale !!!!

P1050293.JPG2012 sera une année importante pour les collectivités locales au Cameroun. Alors, les maires devront éviter de laisser les routes dans cet état. Nous sommes au quartier Essos en pleine capitale.

Les candidats à ces postes devront créer des routes surtout dans les zones rurales afin de faciliter l'écoulement des denrées alimentaires. La lutte contre la pauvreté et la faim passent par là. Dans les villes, à défaut de faire de nouvelles routes, au moins aménager celles qui existent déjà. A ce propos, les populations des l'arrondissement de yaoundé IV ont promis de plus voter le maire actuel et ancien footballeur par ce que disent-elles, "il n'a rien fait".

Didier ONANA(c)94788688 / 70 31 1128

16.12.2011

Les Cochons d'Inde de Mvoutessi

P1000305.JPGCes cochons d'Inde autrement appelés "cobayes" au Cameroun, sont un plat très apprécié des fins gourmets . Les cochons d'inde qu'on appelle en langue fang Beti " "BIDOU  BI NGUILA" sont le repas des Seigneurs.Cuits à l'étouffé dans les feuilles de jonc avec les épices traditionnelles du centre et du sud Cameroun.

Si un beti vous l'offre, c'est qu'il a beaucoup d'estime pour vous. Alors, faites gaffe  car, ces cobayes ont la valeur des huîtres chez les blancs. Un cobaye coûte environ 6000 france CFA soit à peu près 14 euros ou 19 dollars.

Si vous en voulez, faites appel à nous. Nous vous emmènerons au bon endroit.

La tomate de Mbalmayo ! miam !!!!

IMG_0104.JPGNe riez pas !

De retour de la ville de Mbalmayo il y a quelques temps, nous nous sommes arrêtés en route pour acheter la tomate. Alors, ce qui nous a fait rire, c'est la l'abri que se sont trouvées ces personnes qui voulaient éviter le soleil. Notre abjectif ne les a pas raté.

Admirez donc la richesse de nos champs. De la bonne tomate conseillée pour assaisoner nos plats de pangolin,de chèvre, de poulet ou de salade Huuummm ! Miam, miam .....

La bonne banane douce !!!

P1000086.JPGBon appétit !

Si vous avez faim comme moi en cette heure avancée de la nuit, contentez vous ce plateau de banane douce . Il y en a beaucoup dans nos marchés et étals en bordure de route. La saison est appropriée. Alors, vous qui voulez faire un tour sous la canicule de Yaoundé, soyez en sûrs, vous en aurez pour votre compte. En attendant...

Bon appétit.